Décembre découvertes : Guy-Roger Duvert

Guy-Roger Duvert ôta son masque et referma sa porte. Faire les courses à West Hollywood, au nord de Los Angeles, restait relativement glauque, les rues étant plus désertes qu’à leur habitude, chacun portant un masque et s’évitant avec précaution. Mais au moins le soleil restait-il radieux et les collines superbes.

Après s’être lavé les mains et rangé les aliments qu’il venait d’acheter au réfrigérateur, il se réinstalla devant son ordinateur, prêt à écrire. Cela lui fournissait l’évasion dont il avait besoin. À bien y réfléchir, il avait organisé toute sa vie autour de cette notion d’évasion, en en faisant même sa source de revenus.

Il avait trois activités qu’il menait de front.

Tout d’abord il était compositeur de musiques de films, de jeux vidéos, de séries, de publicités. Il avait ainsi créé la bande musicale d’une demi-douzaine de long métrages dont un sélectionné au Festival de Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs. Fan de musiques épiques, il fournissait de temps en temps des compositions pour des bandes annonces de films hollywoodiens. il avait ainsi des exemples de son travail sur des images de Transformers 3, Green Lantern, Prometheus, Power Rangers… Il avait totalement conscience que beaucoup de ces films étaient en fait très mauvais, mais la fierté n’en était pas moins présente.

En seconde activité, il était réalisateur. Il avait sorti quatre ans plus tôt un long métrage de science-fiction, intitulé “Virtual Revolution”, qui restait son projet le plus ambitieux jusque-là. Et enfin, il était auteur. Ces trois activités lui permettaient de fuir une réalité par trop dérangeante, entre l’effondrement progressif des institutions démocratiques dans le monde, la rétrogradation de certaines sociétés revenant à des valeurs barbares d’intolérance et de haine, sans parler du désastre climatique, ou plus récemment sanitaire. Et pourtant, quand on y réfléchissait, son œuvre n’avait rien de joyeux.

En musique, il composait dans tous les genres, en fonction des projets, mais on ne pouvait nier une tendance assez sombre dès qu’il le pouvait. Son film était lui-même très dystopique. Enfin, on pouvait en dire de même sur ses romans.

Ses deux premiers, Outsphere et Outsphere 2 constituaient une saga d’aventure suivant les restes de l’humanité tentant de reconstruire une société sur une autre planète. Les lieux étaient certes exotiques, les situations souvent héroïques, mais à l’arrivée, la colonie subissait des événements douloureux, et les morts s’accumulaient. Par la suite, il avait sorti Backup, un polar cyberpunk nerveux, explorant une technologie liée à l’immortalité. Autant le personnage principal était attachant, autant le monde autour de lui avait de quoi inquiéter par sa noirceur. Et cela était peut-être pire avec son quatrième roman, Virtual Revolution 2046, décrivant une société corrompue et d’une certaine manière mourante. Le cinquième dont il venait de terminer la première mouture décrivait notre monde en plein déclin, après avoir subi le désastre climatique que nous savons être prochain. Pas une image des plus réjouissantes non plus.

Et pourtant… pourtant dans la réalité il restait un personnage plutôt avenant, souriant, et n'était pas du tout du genre à ruminer des idées noires. Mais il appréciait terriblement ces moments d’évasion, en avait un besoin impérieux et comptait bien continuer. Paradoxal? Très certainement. Mais cela n’était-il pas le propre de l’être humain que de vivre avec ses contradictions ?

 

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Science-Fiction

Outsphere - Tome 1, et Tome 2 : Le réveil

Après avoir quitté une Terre mourante du fait des erreurs de nos sociétés, l'Arche, premier vaisseau à coloniser une exoplanète, arrive au bout d'un long voyage de 80 ans. Les colons sortent de leurs caissons cryogéniques et découvrent ce qui doit devenir un nouveau commencement pour l'humanité. Une nouvelle planète, un monde principalement végétal baptisé Eden. Les surprises se cumulent vite : la surface abrite une espèce primitive mais intelligente, des ruines prouvent l'existence de civilisations passées avancées, le système climatique obéit à des règles très particulières. Mais malgré tout cela, la colonisation commence de manière somme toute très classique, avec les traditionnelles oppositions entre militaires, scientifiques, civils. Mais tout change avec l'arrivée d'un nouveau joueur : un second vaisseau spatial arrive, quelques mois seulement après l'Arche. A son bord, des Terriens partis 60 ans plus tard, bénéficiant d'une technologie plus avancée, et eux même fortement modifiés génétiquement. Capables de se synchroniser et de communiquer télépathiquement entre eux, ils sont devenus une espèce fondamentalement collectiviste, que tout oppose aux traditionnels Terriens individualistes de l'Arche. Les deux peuples essaient dans un premier temps de cohabiter et d'apprendre les uns des autres, mais les obstacles rencontrés, le passé de la planète qui s'avère beaucoup plus riche et mystérieux que prévu, vont rapidement augmenter les tensions. Eden représente-t-il un nouvel espoir, ou au contraire la fin d'une civilisation?

 

Backup

Dans un futur plus ou moins proche, l'immortalité est devenue un service, un monopole détenu par la multinationale Backup. Les clients procèdent régulièrement à des sauvegardes de leur psyché - souvenirs, personnalité, tout ce qui les définit en tant qu'individu. Le jour où ils meurent, leur sauvegarde la plus récente est téléchargée dans l'un de leurs clones, prêt à être activé. L'immortalité à la portée de tous. Du moins des plus nantis.

Aiden Romes est un flic. Honnête, droit dans ses bottes, psychorigide, même, diraient certains de ses collègues moins regardants avec la loi. Il est bon dans ce qu'il fait, mais un tel métier effrait de plus en plus sa compagne, enceinte de plusieurs mois et terrifiée à l'idée de perdre son époux. La situation change cependant le jour où il contribue à sauver la fille du dirigeant de la firme Backup, qui le remercie en lui offrant un abonnement gratuit aux services de la compagnie. Il va rejoindre la caste fermée des immortels, et pourra enfin continuer le job qu'il aime sans que sa compagne n'ait plus à en souffrir. Il s'installe dans le siège de connexion, ferme les yeux...... et les rouvre quelques secondes après dans un lieu qu'il ne connait pas. Mais surtout dans un corps qui n'est pas le sien! C'est pour lui le début d'une descente aux enfers, où il devra voir jusqu'où il sera prêt à violer ses propres principes et ainsi se salir les mains afin de protéger les siens et déjouer un complot de portée mondiale. La technologie Backup constitue-t-elle l'accès à l'immortalité pour l'être humain, ou bien la perte de son identité?

 

Science-Fiction
Science-Fiction

 

Virtual Revolution - 2046

En 2046, les trois quarts de la population ont fui la réalité, passant leur temps connectés dans des mondes virtuels. Notre société n'est plus la même, désormais scindée entre trois catégories sociales : les Connectés, devenus de véritables junkies virtuels, les Vivants, ceux qui refusent cette technologie, et enfin les Hybrides, partageant leur temps entre virtuel et réel.

À Neo Paris, Nash Trenton, un Hybride ancien flic et désormais barbouze privée, reçoit comme mission d'enquêter sur des phénomènes en apparence surnaturels se produisant en ligne. Se pourrait-il qu'un Dieu existe dans la matrice? À New-York, Genna, jeune surdouée rejetant avec force les attraits de la réalité virtuelle, travaille pour Interpol et se retrouve sur une affaire curieuse de meurtres tous perpétrés par des Connectés. Enfin, à Tokyo, Rei, jeune junkie virtuelle, vit dans un ghetto avec son amie. Les deux sont heureuses, passant leur temps en ligne, jusqu'au jour où des hommes en noir et augmentés cybernétiquement kidnappent son amie et tentent de l'éliminer, elle. Complètement inadaptée à la vie réelle, elle va néanmoins se lancer sur la piste de son amie.

Un Hybride, une Vivante et une Connectée. Trois destins liés dans une société corrompue qui a su répondre aux problèmes d'hier en en créant de nouveaux...

 

 

Plus d'infos :

- Il existe un film Virtual Revolution - 2047 qui se passe après le livre (et qui n'est pas indispensable pour suivre la saga livresque).

--> Vous pouvez retrouver la bande-annonce sur la chronique du blog.

--> Il passe de temps en temps sur SyFy et est disponible sur Amazon Prime.

- La suite de Virtual Revolution se passera en 2048, soit deux ans après le tome 1 et un an après le film.

- Le troisième tome d'Outsphere sera le dernier de la saga et sera très différent.

 

Note du blog :

J'ai eu la chance de pouvoir lire plusieurs des livres de l'auteur : Outsphere, Outsphere T2, Virtual Revolution. Je possède aussi le BluRay du film Virtual Revolution, mais je ne l'ai pas encore vu.

 

2 commentaires pour “Décembre découvertes : Guy-Roger Duvert”

  1. Cyan 12 décembre 2020 10:02

    Je me rappelle que tu avais parlé de Virtual revolution 😉
    Mais c’est plutôt Outsphère qui me tente (pas avant que le dernier tome soit sorti par contre). Merci 😉

    • Madame_Love 12 décembre 2020 11:38

      Le dernier tome va être assez différent, j’ai hâte de savoir de quoi il en retourne et si la proposition tient la route 🙂

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